signature des arbres

 

 

Les arbres impriment leur signature, mouvement inscrit dans l'espace, zébrure énergique des branches reliant l'intime, l'essence de leur être à un temps suspendu.

Les arbres ainsi saisis dans l'expression de leur identité sont le fil conducteur pour percevoir l'impermanence. Ils sont notre miroir et nous parlent de ce qui ne peut être capturé, juste deviné, entrevu, rêvé.

Je cherche à exprimer cette fulgurance d'identité, forte et fugace en même temps, ancrée et aérienne à la fois, mouvante toujours, à l'image de la vie.

L'arbre nous sert d'accroche, d'alibi pour saisir que tout est mouvement.

Dans la plupart de mes créations le trait se fait glissant, vibrant.

Sur d'autres tableaux, j'utilise des transparences ou une superposition de plans qui déroute la lecture figée d'un paysage.

Enfin certains sujets empruntent à la lumière, au déclin d'un soleil, l'idée de transformation.

Ainsi la notion d'impermanence, incarnée de différentes façons, s'exprime sous l'impulsion de mon admiration pour la nature et des arbres en particulier.

ARBORESCENCE ET TRANSPARENCE

EVANESCENCE

Strates

signatures

NOIR ET BLANC

SIGNATURES COULEUR

 

radiographie vegetale

Analogie de la structure de l'arbre et de celle du squelette.

Faire se rencontrer les deux mondes végétal et humain et fusionner leurs expressions par la représentation peinte enchâssée sur les structures osseuses transparentes des radios.

Jeu de transparence, superposition et encastrement des images, le végétal devient la substance des os, radiographies végétales.

Il s'agit d'un travail sur le visible représenté par le motif et l'invisible révélé par la radio.

L'invisible nous structure!

 

Totems de vie

Notre vie s'édifie comme un totem!

On acquiert tous les jours des connaissances ou des expériences qui se superposent en strates inégales, dans une dynamique qui est propre à chacun.

Dans ma peinture ces strates sont représentées par des passages d'encre.

Leur direction peut changer et entraîner des strates préexistantes ou en formation, elles peuvent s'imbriquer, se fondre, se superposer, ce qui montre la complexité de l'édifice de notre chemin de vie, le passé ayant un impact sur le présent et le présent sur le futur.

Cet aspect va être exprimé par le jeu mécanique des encres, les encres étirées vont drainer leurs pigments et cela va influencer la qualité de celles qu'elles traversent.

Le maillage que j'utilise parfois indique que nous devons faire face à des empêchements, des contre-temps, ils sont vécus comme des prisons intérieures qui seront pourtant des constituants de notre expansion.

Les effets de transparence donnent du relief, on imagine un totem en 3D en référence à la double spirale de notre ADN.

Chaque totem a sa propre vibration et semble mobile rappelant que nous sommes des êtres en mouvement.

 

Arbres filets

Les draps

 

Des draps en lin anciens me servent  de support pour réaliser des peintures à l'encre et au brou de noix.

Les traces d'usure comme les reprises de couture ou les initiales brodées, qui sont des marques du temps, sont en dialogue  avec les tanins de thé appliqués et les rajouts de gazes teintées.

Ainsi on ne peut plus distinguer ce qui provient d'une époque passée et ce que  l'artiste a lui même rajouté.

Cette perte de repères provoque une interrogation sur le temps qui passe.

Parfois la peinture est intentionnellement exécutée sur l'envers de la toile pour que l'empreinte de l'encre apparaisse et devienne le paysage à voir!

Ces œuvres sont présentées comme des toiles libres.

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Inscrits dans la matière de l'eau, les corps offrent un curieux assemblage, un morcellement de chairs qui se meuvent jusqu'à la distorsion, la disparition.

Notre être malléable se rompt à la qualité de l’eau et se transforme, aqua-métamorphose, en corps poétique, insaisissable, aux portes de l'abstraction, un corps aqueux plus esprit que matière.

Les toiles sont des pièces de tissus anciens en lin peintes au brou de noix, à la rouille ou à l'acrylique, présentées libres et fluides comme est la surface de l'eau.

On pense à des linceuls dont l'empreinte des corps auraient été transférée par l'eau.

LES NAYADES